En France, on estime que 4 500 chiens et 8 000 chats naissent chaque jour, bien trop nombreux pour être tous accueillis dans un foyer. Certains seront tués à la naissance, ce qui n'est pas une bonne solution. Quant aux autres, malchanceux, ils se retrouveront dans la rue sans abri, affamés, perdu, malades et à la merci de toutes les méchancetés. S'ils ne sont pas heurtés par une voiture pour agoniser dans un fossé, ils finiront ramassés par la fourrière, par des pourvoyeurs de laboratoires ou, au mieux, dans un refuge.

Les refuges font tout leur possible afin d'aider les chiens et les chats. Mais ils sont confrontés à une telle misère qu'ils ne peuvent éponger le trop plein d'animaux. Le seul moyen est de stopper la surpopulation, source de tant de souffrances.

En quoi consiste la stérilisation ?

La stérilisation consiste en une opération légère chez le mâle qui pourra rentrer chez lui le jour même. L'opération chez la femelle requiert une nuit dans une clinique vétérinaire. Mais les progrès ont rendu ces actes chirurgicaux moins lourds et plus faciles à supporter.

La stérilisation réduit les risques de cancer (de 98 % pour certains !), les animaux sont moins susceptibles de se battre ou de vagabonder, évitant ainsi le danger des voitures et des voleurs d'animaux. Pour les femelles, le coût de cette opération est encore élevé mais elle n'a lieu qu'une fois, ce qui est tout à fait rentable sur le long terme : moins de frais vétérinaires après, pour la mère -sans parler des petits : s'ils ne sont pas euthanasiés de suite, ils coûteront cher à élever. Il est important de rappeler également qu'une chienne n'a pas besoin d'avoir eu une portée pour être stérilisée.

Ceux qui respectent les animaux familiers peuvent faire stériliser leur compagnon et ainsi ne pas être complices de la misère engendrée par la surpopulation et le commerce des éleveurs et des animaleries. Dans la situation actuelle, il n'est pas moral de faire naître ne serait-ce qu'un seul animal.

Source :Talis

 

La stérilisation des chats

Faites stériliser vos chats

Au-delà de la sympathie, de l'aversion ou de l'indifférence que peuvent susciter le chats, il convient de se pencher une fois de plus sur le phénomène de prolifération féline autrefois limité aux villes, mais qui s'étend désormais largement aux campagnes.

Avec ses 9 millions de chats, la France se place en tête du peloton européen (progression de 4 à 5% par an !), et lorsqu'on sait qu'un seul couple de chats peut en théorie engendrer plus de 20 000 individus en quatre ans, on comprend pourquoi nos petits matous ont rapidement dépassé la population canine. Lorsqu'il se trouve dans un village, un quartier, une "dame-chat" qui recueille quelques individus faméliques, il est inévitable que la situation ne dégénère.

Doit-on cependant lui reprocher d'éprouver de la compassion pour ces animaux souvent malades, blessés (car il est faux de dire qu'un chat errant se débrouille très bien tout seul), sans se poser la question de notre comportement vis-à-vis de ces animaux ? S'il est agaçant de se trouver confronté dans son jardin, parfois dans sa maison, aux nuisances que peut causer un matou en goguette, s'est-on toujours assuré que son propre chat était stérilisé ?

Où est le rapport ? Votre matou, non castré, se fait un malin plaisir de se reproduire avec toutes les femelles qui croisent son chemin. A première vue, ce n'est pas votre problème... La chatte enceinte ira faire ses petits dans le tas de bois des voisins, vous ne les verrez pas, ou plutôt si : vous les sentirez lorsqu'ils auront atteint l'âge adulte et viendront arroser vos portes...

Votre  chatte n'est pas stérilisée et vous vous êtes attendri sur sa première portée, que vous avez crue indispensable à sa santé (encore une idée fausse !) Vous vous êtes donné bonne conscience en plaçant ses quatre petits, sans trop vous attarder sur la qualité de leur placement ("donne contre bons soins"... Attention aux trafics en tous genres ! ), sans savoir que la loi vous oblige à tatouer un animal même si vous le cédez à titre gracieux. Mais c'est mathématique : le nombre de chats adoptés par an n'est pas extensible et quatre autres chatons seront abandonnés ou euthanasiés, à leur place, quelque part en France.  Vous n'avez pas eu le courage de les tuer ou les moyens de les faire euthanasier par un vétérinaire, vous avez voulu "leur donner une chance" en les relâchant dans la nature ? S'ils survivent à la route, aux bagarres, à la vermine, aux maladies, aux malveillances, ils trouveront refuge chez la fameuse "dame-chat" du coin, qui essaiera avec ses moyens, souvent modestes, de réparer vos négligences. Vous avez déménagé en "oubliant" votre chat ? Qu'à cela ne tienne, la "dame-chat" l'assumera pour vous, lui et ses rejetons...

Les chats errants ne sont pas les chats des autres. Ce sont les chats de nos chats, que nous laissons proliférer. S'il est vrai qu'une stérilisation coûte cher, il existe les contraceptifs. Et ce sont le plus souvent des considérations anthropomorphiques d'un autre âge qui dissuadent les propriétaires de stériliser leur animal, surtout lorsqu'il s'agit d'un mâle. Arrêtons de projeter nos fanatsmes de castration sur nos animaux : nous ne sommes pas des chats et la sexualité des humains n'a rien à voir avec celle des félins. Il est ridicule de "laisser faire la nature" : elle n'avait pas prévu les progrès considérables de la science vétérinaire, la qualité des nourritures industrielles, l'allongement de la vie de nos petits compagnons, l'engouement de nos concitoyens pour les chats de race. Les associations de protection animale et les refuges sont devenus des déversoirs pour une société kleenex qui traite les êtres vivants au gré de ses humeurs. Chaque jour, des centaines d'animaux de compagnie sont victimes de notre refus d'assumer nos responsabilités de maîtres et de citoyens.

 

 

La stérilisation